Prestations de restauration

Nettoyage

Le nettoyage a un but surtout esthétique. Il n’est en rien primordial dans la consolidation des matériaux constitutifs de l’œuvre (contrairement au refixage, et autres traitements de consolidation des matériaux).

De plus, une peinture peut traverser les décennies voire les siècles, sans dommage si son lieu de conservation est bon (bonne température et taux raisonnable d’hygrométrie) et si aucune atteinte à son intégrité n’intervient (vandalisme, mauvaises manipulations, accidents…).

En revanche, les différentes couches de vernis, les expositions à la pollution (fumées de cheminée, de cigarettes, de cierges, pollutions extérieures…) altèrent sa lisibilité, tel un « voile » souvent brun qui modifie considérablement l’aspect chromatique de l’œuvre. Sans compter les différentes interventions (anciennes restaurations) qui trahissent l’intention d’origine du peintre.

Cet aspect de la restauration doit donc se faire non seulement dans le plus grand respect de l’œuvre et de son histoire mais aussi avec la concertation des Conservateurs (si besoin est) des propriétaires et des restaurateurs.

Un tableau peut donc subir :

  • un encrassement plus ou moins prononcé ;
  • une oxydation et microfissuration de sa couche protectrice le vernis (notamment pour ceux constitués d’une résine naturelle : jaunissement sous l’action des UV de la lumière naturelle, voire brunissement et opacification sous l’action de l’humidité) ;
  • l’apport postérieur d’anciennes restaurations ne s’intégrant plus avec l’original (retouches disgracieuses et trop visibles).

Autant de raisons qui modifient l’aspect chromatique d’origine de la matière picturale. Le nettoyage permettra donc, suivant le degré de restauration envisagé :

  • de décrasser ;
  • d’alléger le vernis ou de le retirer s’il gêne la lisibilité de l’iconographie ;
  • ou de retirer également les anciens repeints et anciens mastics (souvent huileux, grossiers et débordants).

Panneau décoratif

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Portrait de jeune fille

Le nettoyage ne sera envisagé comme 1ère étape de restauration que si la matière picturale offre encore une adhésion suffisante à son support. Dans le cas contraire il faudra d’abord envisager le refixage.

Les techniques de nettoyage sont variées (mais toujours exécutées avec une extrême précaution), selon les matériaux constitutifs de la matière picturale, selon le vernis (sa résine), selon le degré et le type d’encrassement (gras ou non), le type de repeints anciens (lipidiques, aqueux, a tempera…) selon le débordement des mastics, leur structuration ou non…

C’est donc après examen et avec des techniques bien appréhendées que nous procéderons au nettoyage, usant d’un large choix de mélanges (en émulsion ou solution), alcalin ou basique, avec des solvants organiques, oléorésines, hydrocarbures aliphatiques, aromatiques et chlorés, des alcools, des cétones, des éthers… à des concentrations plus ou moins fortes selon les cas et après des tests.