Karine Hautefort : restauratrice de peintures à Vouvray (37)

Préservation du patrimoine pictural – restauration de peintures de chevalet

L’idée même de restauration est née dès la création d’une œuvre d’art. En effet, dès que celle-ci est créée, un processus plus ou moins lent de dégradation se met en route, conditionné par le lieu de conservation de l’œuvre, ses matériaux constitutifs ainsi que la vie-même de l’œuvre, les aléas de son histoire.

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Un tableau est un objet composite. Il se compose des éléments suivants :

  • le support : toile ou bois (différentes matières ou essences : lin, chanvre, coton/chêne, noyer, peuplier…) ;
  • la préparation aqueuse bien souvent, lipidique également et parfois double : colorée ou non selon les époques ;
  • la couche picturale plus ou moins épaisse et constituée de différentes couches plus ou moins chargées en pigments ou liant ;
  • la couche protectrice plus couramment appelée vernis (pour les vernis anciens, à base de résine naturelle qui s’oxydent dans le temps, de manière plus ou moins prononcée).

Autant de matériaux différents pour un même objet et qui ont leurs réactions propres face aux variations hygrométriques, de température…

La restauration ne reste pas un problème seulement technique quant à la bonne conservation – restauration mais également culturel. Il est impératif de travailler de concert avec les conservateurs et historiens d’art afin de savoir jusqu’où aller dans le retrait ou l’allègement de tel ou tel vernis ou anciens repeints. La déontologie est de rigueur tout comme la réversibilité des matériaux et techniques de restauration. Il nous faut effectivement réfléchir à la pérennité de l’œuvre sans altération de son intégrité physique, sans modification de son iconographie, sans difficulté de retrait futur de notre intervention, car chaque œuvre est amenée à être un jour à nouveau restaurée. La règle essentielle à respecter est donc la réversibilité.

Karine Hautefort, son parcours :

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Titulaire en 1989, d’un baccalauréat littéraire option arts plastiques, Karine Hautefort s’est tournée davantage vers l’histoire de l’Art, en effectuant un DEUG d’histoire de l’Art (Faculté de lettres François Rabelais à Tours, 37). Cette approche historique lui a fait prendre davantage conscience encore de l’intérêt que représentait le patrimoine pictural. Touchée depuis fort longtemps par la notion de sauvegarde de ce patrimoine, elle s’est orientée vers la Restauration de tableaux.

4 années de formation dans une école spécialisée (le C.I.R.T. de Châteaurenard de Provence, 13), furent validées par l’obtention d’un diplôme reconnu d’État, en 1994.

Dès lors, elle s’est lancée dans la découverte plus approfondie et concrète du métier de restauratrice de peintures de chevalet, par le biais de stages dans différents ateliers (nantais, et de la Région Centre, etc.).

Un contrat de travail lui a ensuite permis de participer à la Restauration du plafond peint de la salle d’apparat d’un Château des Deux-Sèvres (79). Cette expérience très riche en découvertes et de grande ampleur, lui a fait prendre conscience de son goût davantage prononcé pour la restauration de tableaux que pour celle de peintures murales ou de lambris historiés.

C’est donc depuis son installation en 1997, qu’elle appréhende ce métier technique et scientifique, chaque jour renouvelé. Karine Hautefort goûte à cet apprentissage permanent par le travail que des particuliers lui confient directement, ainsi que par des sollicitations des monuments historiques et diverses communes, châteaux etc…, mais également grâce à sa collaboration avec de multiples restaurateurs de la Région centre et du sud-ouest issus de formations différentes (Ecole des Beaux Arts d’Avignon, INP = ancien IFROA de Paris, Istituto Centrale del Restauro de Rome, l’Istituto del Restauro de Florence, la Cambre de Bruxelles, etc.).

Ses nombreuses expériences lui ont énormément apporté dans l’amélioration et la maîtrise des techniques de restauration. Ajouté à cela le fait que chaque tableau est un cas particulier, ce métier demeure pour sa plus grande passion, un apprentissage permanent. Chaque oeuvre montre constamment que l’humilité est ainsi l’antichambre du perfectionnement.

Clientèle :

Une clientèle constituée de :

  • particuliers : tableaux de différents formats, supports et de sujets très variés… ;
  • professionnels : d’autres restaurateurs de tableaux (de cadres, de sculptures), des antiquaires, des ébénistes d’art (pour les meubles peints)… ;
  • collectivités : par le biais des Conseils Généraux (37, 41, 45, 18…) et de la Direction Régionale des Affaires Culturelles du Centre et Pyrénées-Atlantiques (Région Centre, Lot, Gironde, Haute-Garonne). Cela concerne les tableaux d’églises ou de châteaux répertoriés ou inventoriés…

Karine Hautefort reste à votre disposition pour tous vos projets de restauration de peintures de chevalet. N’hésitez pas à la contacter pour toute demande de devis ou de renseignements.